+ Quand le réel et l'iréel ne font plus qu'un +

En pleine cour du bahut. Là, au milieux de cette minable cour à contempler ses pieds et en songeant inéxorablement à son destin. Elle pensait à cette personne. Une personne qui comble ses pensées, son esprit, ses rêves et ses espoirs. Cette personne qu'elle rêvait de rencontrer depuis tant de jours, mais des siècles dans son coeur. Cette personne qui lui faisait voir la vie d'une autre couleur, une couleur loin du noir nuancant le rose, le jaune et l'orange.
Mais tous ça n'etait que des pensées qui egayaient son esprit frustré, sombrant dans une folie indescrptible; que personne ne pouvait comprendre tant sa complexité sur les choses était immense.
S'en était trop, les heures passaient dans cette cour vide, inopinément elle alla se raifraichir tellement la chaleur lui brûlait l'esprit et son doux visage. Elle traversa l'immense corridor pour acceder aux toilettes. Une larme de désespoir coula sur sa joue, elle regardait encore ses pieds, comme-ci,il fallait fixer le sol et jamais le ciel. Comme-ci son regard etait soumis à une force qui s'etendait au-delàs de ses envies et ses pensées.
Et là, en s'approchant tout doucement à la faible lueur que laissait apparaître l'ombre, elle vit soudainement, oui elle vit...cette personne. Encore mieux que dans ses rêves, encore mieux que tout ce qu'elle pouvait imaginer elle le vit, les cheveux luisant et le regard plein de braises, scientillant comme jamais. Elle le vit un sourir malicieux aux lèvres l'attendant au coin de la porte, pareçant l'avoir attendu une eternité.
Ce n'etait pas possible, ce n'etait pas lui. Non c'est plus qu'inimaginable,c'est impossible. Un oiseau sortit de son tohrax d'une force inouie, pour s'échaper de son corps emprisonné. Cet oiseau n'etait que la peur qui la paralisait face à cet inconnu, qu'elle ne connaissait même pas encore.
Alors là, tous ces oripeaux de soumission qu'elle tenait sur elle tombèrent, et dans une fougueuse evanescance elle sauta dans les bras de cet être qu'elle avait imaginé depuis tant de temps. Quand les semaines sont passées et qu'on espère qu'un jour ce moment arrive, plus rien ne nous retient à la réalité, on commence à se jeter à l'eau comme pour récuperer tous les éspoirs qu'on attendait il y a quelques minutes dans cette cour vide. Plus rien ne l'a retenait, puis elle l'embrassa, torridemment, elle glissa ses lèvres contre les siennes, ferma les yeux, se laissant emporter dans la chaleur de sa bouche, et se noyant à l'interieur de lui. Son coeur battait la chamade, mais peu importe, un véhément bonheur s'exaltait à l'intérieur de son thorax et faisait résonner un "boum boum" permanent.
"Il faut partir... " Non ne pars pas, ne me laisse pas seule dans cette cour vide...Je t'en pris. Je t'aime tant.
Elle l'embrassa une dernière fois, le temps d'une seconde pour rattraper ce bonheur qu'elle avait connu auparavant.
Elle le regarda dans le bleu des yeux et là...
"DRIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNGGGGGG...!" Un son strident me propulça de mon sommeil.
Je crois bien que ce n'était qu'un rêve, et pourtant il paraîssait si réel. Huit heures...merde, je vais être en retard au bahut...
+               Quand le réel et l'iréel ne font plus qu'un              +

# Posté le vendredi 09 mai 2008 07:42

Modifié le samedi 10 mai 2008 14:08

Parce que c'est comme cela et pas autrement...

Parce que c'est comme cela et pas autrement...




Nirvana
Nirvana
Nirvana
Nirvana
Nirvana
Nirvana



















Voilà déjà environ 13 ans que Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana est mort, et ses chansons sont encore ecoutées par tous les adolescents de ce monde. En lisant une de ses lettres, je me suis rendu compte que c'etait bien plus qu'un exeptionnel chanteur-guitariste, il s'est révélé être un grand artiste littéraire. Bref, pour rendre hommage à ce groupe légendaire, j'ai porté leur emblème pendant ces vacances formidables. Même si deux de mes amies ont deserté, surement une fugue, et que je les cherche sans relâche, si vous lisez ce blog, répondez moi Merde !...
J'attendais ces vacances depuis 1 mois et demi, il faut dire que mon année au collège est pluôt atroce, surtout par les gens qu'on y rencontre... Du coup ce léger voyage scolaire se transforme en veritable cauchemar !
Plus que quelques jours, et le soleil pointera le bout de son nez pour nous laisser profiter de sa chaleur appaisante. Vivement que l'été fasse son apparition, car pour vivre à fond quoi de mieux qu'un soleil en guise d'amitié...
Ce n'est pas encore l'euphorie, même si je l'ai cherché en exercent le bliss, mais c'est encore un vrai bonheur de se retrouver avec Saphir et une nouvelle amie que j'ai rencontré il y a peu -faisant preuve d'une maturité sans pareil- Hier on s'est bien amusé, à refaire !
J'ai vu aussi dans un film une citation qui m'a bien marqué et qui m'a fort remonté le moral: " Toi tu es le papier de verre, tu essaye tant bien que mal de me brûler les jambes en me frôtant, mais après des années, le papier de verre est tout usé et fini à la poubelle, alors que les jambes sont lisses et polies..."Tout ça pour dire, que même si des personnes vous font du mal avec opiniâtreté, laissez faire la chose, puisque le destin s'occupe du reste, et que ces personnes en question finissent par perrir un jour ou l'autre.
Je ne suis pas du genre à exhiber opstensiblement les choses qui me concernent et attester au monde entier que je suis heureuse, c'est lâche, ce n'est pas hypocrite, c'est seulement se convaincre à soi-même et avant tout aux autres qu'on est heureux - Mais où est la verité ? - Oubliée me diriez vous, on oublie trop facilement la vérité.
Je suis malgré tout appaisée, car j'ai passé une journée, pour ne pas dire genialisse, où j'etais au... Nirvana !
[^^]

# Posté le samedi 19 avril 2008 08:33

Modifié le vendredi 16 mai 2008 14:28

Beaucoup de gens m'ont dit, qu'il n'aiment pas trop Che guevara, une personne violente, et belliqueuse alors que c'est un de heros de ce bas-monde pour moi. Je décide de recopier une missive de Egon Kragel en l'honneur du Che. J'espère que certain liront cette lettre rare et longue (vous ne la trouverais pas sur internet !) et changeront d'opinion vis à vis de cette personne!

Paris, Hiver 1997.

"Un pas vers toi c'est la levée des nouveaux hommes et leur en marche."
Du lointain improbable d'un autre siècle, je rêve qu'Arthur Rimbaud traça ces quelques lignes pour toi, l'Argentin. Qu'importe les diktats chronologiques, les timing et autres correspondances de calendrier! La foi porte toujours le même visage et l'idéal rebondit d'un homme vers l'autre, sans altération ni souci de logique.
A l'instant final de la conception de ce disque, je choisis de t'écrire ce petit mot ( tu le dis si souvent pour communiquer avec les tiens). La nuit est déjà tombée sur Paris, et j'ecoute pèle-mèle, ces chansons collectées au hasard de mes voyages en Amérique latine. Elles parlent toutes de toi. Elle tracent un précieux chemin vers cet ailleurs de salut que furent tes luttes et tes espoirs...Permets moi, Ernesto de partager ce bouquets de refrains avec les miens, cette génération qui se lève et qui se découvre. La musique a le pouvoir de transporter, intactes, nos ferveurs, nos convictions, nos plus beaux rêves sur lequels le temps n'a plus de prise.
Je réalise que cela fait 30 ans que tu nous a quitté. Et partout, les magazines de mode, les monographies en série, les affiches des enfants musiciens de ce siècle me bombardent ton visage. Cette photo symbolique de toi - O ironie ! - que jamais de ton vivant tu n'as connue. Ce cliché du hasard qui fit le tour du monde et que, sans hésiter, tu aurais jeté au panier, toi le dépanaillé, soldat bohémien si peu attentif à ton image.
En égranant des continents de poings brandis et des murs d'affiches déclamatoires, je mesure aujourd'hui la distance franchie de ton histoire. Il y a exactement 30 ans, dans une petite école de La Higuera, toi Ernesto Guevara de la Serna, dit le Che figure emblématique de la révolution mondiale, emportais vers d'autres aurores -ce jour le 9 octobre 1967- l'incandescent et légitime rêve de justice d'un continent malmené depuis 5 siècles.Octobre 67... Les matins boliviens se lèvent, lavés d'ombres et de pluis. Le froid, la tristesse, nos larmes qui t'accompagnent. Tu es mort. Tu reposes sur la dalle irrégulière d'une buanderie de Valle Grande et je contemple ton cadavre. Après t'avoir exposé comme un trophée, ils t'ont coupé les deux mains. Autour de nous, les hommes s'affairent. Un agent Américain hurle : "Nous allons te livrer au démon, loin d'ici! ". Des indiens au visage impassiblr murmurent ton nom dans la vallée. Vois ce qu'ils ont fait de toi. Oh non, ne sois pas tristes, Ernesto. Il en est toujours ainsi. Si dans les Evangiles, un frêle David d'un unique coup de fondre peut terraser une armée de Goliath, dans les jungles de notre monde, et tu les as parcourues, le pouvoir se rit de la noblesse et des légendes. Mais qu'à cela se tienne! Lentement, tu t'eveilles. Déjà sur des carnets de fortune, les journalistes raturent à traits nerveux ressucient - pour l'edition - cette existance que fut la tienne. Ils ecrivent que tu es né le 14 juin 1928 à Rosario. [...]
Mais au delas de tes nombreux defis physiques, tu vas dévelloper un goût solitairenet immodéré pour la lecture. Les livres te passionnent. Ils seront tes meilleurs compagnons. A 15 ans, tu connais déjà Jung, Alder, Marx, Engels, Lénine... [...]
D'une voracité sans égale, tu puises dans ces ouvrages le riche terreau d'un idéal prêt à fleurir.
A 23 ans, avec ton ami Albreto Granado, tu décides d'aller à la rencontre de ton continent. Le 29 décembre 1951, vous quittez l'argentine avec cette nonchalence canaille qui caractérise les premières prises de liberté. Vous roulez en riant sur une vieille moto rafistolée. Durant 7 mois, à travers le Chili, le Pérou, la Colombie, le Vénézuela - et confronté au quotidien de l'indien exploité - inoxérablement, ton regard se creuse. Vont alors s'eveiller tes premières colères et indignations, ce qu'ils nommeront tous très pompeusement tes premières consciences politiques et sociales.
[...]
La nuit même, [Après s'être fait capturer par les boliviens], le gouvernement bolivien en émoi contacte Washington. Il semblerait que la C.I.A., le département d'Etat, le Pentagone et le président des U.S.A. aient depuis longtemps décidé de ton sort, toi l'emcombrant justicier du tiers-monde. Vers minuit, l'ordre formel émanent des Etats-Unis est donné de t'éliminer! [...]
Tu meurs les yeux ouvertes et les magasines vont exhiber- en guise de protestation silencieuse- la noblesse exsangue de ton dernier visage. Mais sur ce cadavre qui estle tien, Ernesto, va se lever le plus beau mythe contemporain d'Amérique latine.[...]
Dilacérant préjugés et sectarismes, dans ton souci d'absolu, tu scellas une immense chaîne de reconnaissances, fédérant les idéaux, t'inscrivant dans l'Histoire bien au-delàs des familles politiques et autres tentatives de résistance armées.Toi qui pourtant détéstes les honneurs, permets moi d'expliquer à ceux qui te découvrent que tu fus d'une intégrité dans taille d'une rigueur morale morale unique. Ce n'est pas un hasard si depuis, Ernesto, tu es devenu l'etendard de tant de libérations. Forçat de la discipline, incapable de compromission, avec cette rigidité et cette sainteté féroce qui te servirent d'armure, tu fus - fait rarissime en politique. "Un homme qui agissait comme il pensait". Le 11 décembre 1964, devant les délégués de l'O.N.U., tu lançais cette phrase qui résume assz bien l'altruiste et rigoureuse facture de ta personnalité: "je suis cubain et argentin aussi et si les très illustres domaines patriote d'Amérique latine ne s'en offensent pas, je me sens aussi patriote d'Amerique latine, de n'importe quel pays d'Amerique latine...Le moment venu, je serai prêt à donner ma vie pour la libération d'un pays d'Amérique latine [Cuba], sans rien demander à personne, sans rien exiger, sans exploiter personne."
Indispensable Robin-Des-Bois, véhément porte-parole de l'anti-impérialisme et théoricien de la guerilla, je t'aperçois, fleurissant désormais les bannières et enseignant aux générations qui t'écoutent le sens intelligible du véritable engagement. Et ils t'ecoutent encore alors que tu leur dis" Laissez-moi vous dire, au risque de paraître ridicule, qu'un authentique révolutionnaire est toujours guidé par de grands sentiments d'amour..."
A mon tour, laisse-moi -pour conclure-leur expliquer que tu me manques. Laisse-moi sur ces airs de chansons, leur ouvrir d'autres chemuns. El leur dire chaque fois en t'évoquant, qu'il y a définitivement de l'ange dans ce soldat au front d'étoile...

Hasta siempre, compañero guerrillero...

Egon Kragel.
Beaucoup de gens m'ont dit, qu'il n'aiment pas trop Che guevara, une personne violente, et belliqueuse alors que c'est un de heros de ce bas-monde pour moi. Je décide de recopier une missive de Egon Kragel en l'honneur du Che. J'espère que certain liront cette lettre rare et longue (vous ne la trouverais pas sur internet !) et changeront d'opinion vis à vis de cette personne!

# Posté le samedi 19 avril 2008 05:58

Modifié le samedi 19 avril 2008 07:58

Un couloir sans fin, un confin, qui va même dépasser les fins de l'imagination humaine.







// . - O Avance ami, même si la douleur te tord en milles
Même si tu souffres le martyre
Même si ton âme crie le désespoir
Même si le mal charrie peu à peu ton corps faible
Au sombre qui s'emplifie dans ce long couleur, avance ami.
Tu ne saurais imaginer comme la douleur est ephémère face à l'eternelle victoire;
Tu ne saurais imaginer comme la victoire est belle lorsque la guerre est rûde;
Tu ne saurais imaginer comme le monde est laid quand le coeur des hommes est beau.
Avance ami, et même si ce voyage est périlleux et qu'il donne l'impression d'être sans fin,
Relève toi, bats-toi, même si la mort s'en suit.
//. - Et, toi, oui je te pardonne...reste à voir si dieu et ta conscience le feront.
Je te laisse continuer seule le voyage et
même si tu me tortures par tes maux, je te pardonne,
la conscience termine la charge de l'équité.
Toute cette haine, celle qui a grandi, et s'est nourrie de ta personne
toute cette haine, que tu as cherri tel satan et sa jalousie, je te la laisse.
Ce qui détruiront le monde ne seront jamais ces bombes et ces armes que l'homme fabrique.
Non, c'est la haine que tu utilises contre autrui, pour blaisser et donner au fond de ma personne,
ces rancoeurs.
Cette haine que je châtie, cette haine que tu utilises et utiliseras le long de ce couloir.
















Peut-on s'imaginer qu'est qu'un confin ? { à méditer }








Photo : The dreamers, un des seul film français que j'aime (oui je sais, le titre est anglophone !), qui narre l'histoire de jeunes etudiants en révolution !...
Un couloir sans fin, un confin, qui va même dépasser les fins de l'imagination humaine.

# Posté le samedi 19 avril 2008 04:57